Qu’est-ce que l’intuition ?
C’est une question que l’on me pose souvent, et que je me suis souvent posée. Qu’est-ce que l’intuition ? Comment est-ce que cela fonctionne ? Est-ce que tout le monde en a ? Est-ce que cela peut s’apprendre ? Se développer ?
Je vais tenter d’exposer ici succinctement l’état de mes recherches personnelles à ce jour à ce sujet. Comme tout ce que j’écris ou publie, cela n’engage que moi et n’est rien d’autre que mon point de vue personnel.
Définitions
Commençons comme d’habitude par le commencement, le dictionnaire.
Le Robert :
1.Forme de connaissance immédiate qui ne recourt pas au raisonnement.
Comprendre par intuition.
2.Sentiment ou conviction de ce qu’on ne peut vérifier, de ce qui n’existe pas encore.
Se fier à ses intuitions.
En d’autres termes, savoir quelque chose sans vraiment l’avoir expérimenté dans le dense (le physique).
Comme par exemple sauter d’une falaise. Je peux vous dire que même si je ne l’ai jamais fait, je sais pertinemment que je risque gros si je le fais. Et chez moi, cela se manifeste directement dans mon corps. Si je me retrouve au bord d’une falaise, je ne suis pas bien jusque dans mon corps, et ce jusqu’à ce que je m’en éloigne. Comme si mon corps m’envoyait des signaux pour m’avertir. Ou plus précisément, comme si je recevais des signaux qui se manifestent à travers mon corps. Qui me donnent une idée, une impression, une sensation, une émotion et, encore une fois, même si je n’ai aucune expérience de la situation qui va provoquer ces sensations.
Donc quelque part, en tout cas dans cet exemple, l’intuition chez moi s’apparente à une réaction. Je réagis, mon système vital réagit en fonction de la situation dans laquelle il risque de se retrouver si je continue dans la même direction. On peut donc parler de réaction à une probabilité, à quelque chose qui n’a pas encore eu lieu mais qui se profile. Qui pourrait avoir lieu. Une espèce de réaction à un futur possible, dans le but de changer le présent pour ne pas arriver au futur qui se profile. Ou au contraire, dans le cas d’une intuition positive, d’agir dans le présent pour rendre un futur possible, réel. Pour qu’il se réalise en présent à son tour.

Détection ?
Donc est-ce que l’intuition ne pourrait pas s’apparenter aussi à une forme de détection ? Comme lorsque je me retrouve à un croisement et que je détecte, je reçois les informations, j’ai l’intuition que tel chemin n’est pas celui qui me convient mais que je devrais plutôt prendre tel autre chemin. Bien évidemment, ce qui est bon ou pas pour moi n’engage que moi et est certainement différent de ce qui est bon ou pas pour quelqu’un d’autre. Donc à un même croisement, les avis peuvent être divergents. Mais c’est une tout autre histoire.
L’intuition devient donc une espèce de détection des possibles et je suis potentiellement en mesure de façonner mon futur, en prenant les bonnes décisions dans mon présent, de manière à ce qu’il me convienne mieux. En tout cas, sans rien faire de particulier si ce n’est d’écouter mon intérieur (on entend souvent dire qu’il faut écouter son cœur, peut-être que c’est une expression à prendre au pied de la lettre…) et surtout, lui faire confiance, sans chercher à savoir le pourquoi du comment puisque par définition, l’intuition ne recourt pas au raisonnement. Avoir la Foi en ses sensations. Cela pourrait presque paraître simpliste. Et en fait ça l’est. Parce qu’en réalité, chaque chose qui est utilise quasiment uniquement son intuition, son instinct, son système de détection temporel, sauf bien sûr l’extrême majorité des humains, ou du moins le résultat de l’assemblage qui nous constitue nous, les occidentaux.

Et c’est très facile à prouver. Comment savons-nous par exemple que l’automne approche ? Ou même est là ? La plupart des êtres humains répondront quand les arbres commencent à perdre leurs feuilles et c’est juste. Mais comment font les arbres pour savoir à quel moment précisément lancer le processus qui va les préparer à l’hiver ? En clair, est-ce que nous sommes capables de nous réveiller un matin et de nous dire c’est aujourd’hui que les arbres initient ce processus ? Sans nous baser ni sur un calendrier ni sur une manière quelconque de mesurer le temps.
Est-ce que nous sommes capables de nous lever un matin et de nous dire c’est aujourd’hui que les hirondelles décollent. Elle seront là dans trois semaines ?
Ou encore, comment une graine est-elle capable de rester en sommeil plusieurs années et tout-à-coup décider que les conditions sont réunies pour lancer le processus de germination ? A travers quel système cognitif ?
C’est précisément ce genre de question qui m’amène à penser qu’il est possible que toutes les informations concernant les futurs probables sont déjà perceptibles dans le présent. Et que l’on possède tous tout ce qui est nécessaire pour lire l’avenir. Sauf que pour l’instant, la plus grande majorité d’entre-nous semble ne percevoir que les futurs possibles dangereux, notre intuition s’arrête bien souvent avec l’absence de danger très probable très rapidement.
Mais c’est quand même un début ! Et est-ce que prendre conscience de cette conscience, justement, ne serait pas le premier pas vers une plus grande conscience ? En imaginant bien évidemment que l’on s’y attèle sérieusement.
Et de faire le parallèle avec la radiesthésie. Et l’utiliser pour tenter de détecter les indices d’une probabilité, vu qu’au bout du compte, le principe fondamental reste le même. La détection.
A vous de jouer !

