Cycle – La Radiesthésie pour Tous.

La Notion de Temps en Radiesthésie

3 – La Notion de Temps en Radiesthésie

Maintenant que nous avons bien intégré les principes de la radiesthésie et que nous y voyons un peu plus clair pour ce qui est de la notion de distance, nous en arrivons à aborder la notion de temps en radiesthésie. Et là, il va falloir s’accrocher à ses bretelles. Parce qu’effectivement, vous commencez à me connaître, nous allons tenter d’aborder la notion de temps en radiesthésie à travers la science, à travers quelque chose de tangible pour le cerveau, même si cela va de nouveau nous faire parler de physique quantique.

Bien entendu, encore une fois, je n’ai rien d’un physicien, je n’essaye pas de démontrer quoi que ce soit d’une manière scientifique mais plutôt de trouver des pistes « rassurantes » qui pourraient être mises en relation avec des phénomènes de radiesthésie. De tenter de faire sortir la radiesthésie en général et les soins en particulier de cette aura psycho-magique dans laquelle on semble rapidement les classer.

Le temps. Le temps est un vaste sujet sur lequel se penchent depuis longtemps (justement) de nombreux scientifiques, érudits et philosophes. Je ne prétends aucunement faire partie de l’une de ces catégories. J’ai simplement essayé à un moment de m’expliquer des résultats d’opérations radiesthésiques surprenants. Ou, plus précisément, comment je me suis inspiré de différents travaux et théories sur le temps pour élargir mon champ des possibles… Ce qui va suivre, une fois de plus, n’est rien d’autre que l’état actuel de mes recherches et expérimentations. Il n’engage que moi, n’a aucune valeur scientifique, ne cherche pas à démontrer quoi que ce soit ou à convaincre qui que ce soit.

Carlo Rovelli

le temps peut s’apparenter à la mémoire

Avant de rentrer dans les grandes théories et expériences scientifiques, je voulais vous raconter une petite histoire. C’était un matin d’été, il y a maintenant plusieurs années. J’étais à bord d’un tracteur et je travaillais la terre en vue des prochaines plantations. Un travail long, rigoureux et répétitif. Mais j’étais tout de même bien content parce que, pour la première fois, je faisais ce travail dans un tracteur et non pas sur un tracteur. Cabine, climatisation, radio… le grand luxe. Bref, j’allume le poste radio et, ô grand hasard de tous les hasards, je tombe sur une émission dont l’invité est un certain Carlo Rovelli, qui se met à parler du Temps. Bien évidemment, à cette époque je n’ai absolument aucune idée de qui peut bien être cet homme… mais je tombe immédiatement sous le charme. Et deux de ses explications resteront imprimées dans mon esprit.

La première, c’est sa manière d’aborder le temps qui pour moi est totalement nouvelle à l’époque mais qui me parle énormément. En résumé, il va expliquer que le temps peut s’apparenter à la mémoire, à des souvenirs. Il raconte que lorsqu’il était enfant, les vacances d’été lui semblaient interminables, dans le bon sens du terme. Les étés semblaient durer pour lui une éternité. Puis, au fur et à mesure, au rythme des souvenirs fabriqués et stockés en mémoire, le temps semble s’accélérer.

Il explique qu’au plus on a de choses à se rappeler, à se souvenir, au plus le temps passe vite. Et à l’âge adulte et même vieillissant, le temps passe à une vitesse incroyable. Selon lui, la perception du temps pourrait donc être dépendante de la mémoire emmagasinée, de la quantité de données stockées en quelque sorte. Par quel mécanisme ou mystère ça, nous n’en savons quasiment rien. Simplement, à différentes périodes, notre perception du temps est différente.

D’emblée, cette approche m’a parlé. Je me suis revu petit garçon et oui, les vacances d’été me semblaient durer beaucoup plus longtemps qu’aujourd’hui. Et je constate le même décalage de perception de ce laps de temps entre mes enfants et moi. Bien évidemment il est aussi question de rapport de durée et de temps de vie. C’est-à-dire que pour un enfant de sept ans, deux mois représentent beaucoup plus de temps que pour un adulte de quarante-sept. Le rapport 2/84 est bien plus grand que le rapport 2/564. Mais si on considère que le temps de vie d’une personne c’est précisément les souvenirs de ce qu’elle a fait et/ou de ce qui lui est arrivé, on en revient à la vision de Rovelli qui dit que le passage du temps est fonction de la quantité de souvenirs d’une personne.
Notre perception du temps serait donc intimement subjective.

Se rappeler du Futur ?

Le deuxième point abordé par le chercheur et qui a eu l’effet d’un déclencheur sur ma conscience a été une affirmation simple mais d’une portée gigantesque : qu’est-ce qui nous empêche de nous rappeler du futur ?
Il explique alors que nous sommes capables d’invoquer des moments du temps passé de manière à les revivre dans notre esprit, dans le moment présent. La plupart du temps, cela nous sert à éviter de refaire ce que nous considérons comme une erreur, mais cela peut aussi bien servir à contrebalancer un état émotionnel par un autre. C’est souvent le cas lors de funérailles par exemple où, pour palier un peu à la douleur de la perte, on se remémore avec d’autres de bons moments partagés avec le défunt, de son vivant.

Et donc Rovelli pose la question : qu’est-ce qui nous empêche de faire pareil avec des moments du futur ? De la même manière dont nous sommes capables d’utiliser le passé pour comprendre le présent, ou d’agir dans le présent pour forger un futur, pourquoi ne serions-nous pas capables de nous rappeler du futur ? Et sa réponse est claire et sans appel, il n’y a aucune raison biologique à cette incapacité. Rien ne nous empêche réellement, dans notre conception humaine, de nous rappeler du futur. Bien entendu, il n’est pas question de voyage dans le temps de manière physique mais simplement de projection de conscience. De la même manière que nous pouvons repasser des souvenirs du passé sur notre écran intérieur, Rovelli dit que nous devrions être capables d’y passer des évènements du futur.

Et déjà, d’une certaine manière, ne le ferions-nous pas instinctivement ? L’intuition n’est-elle pas une sorte de capacité à « voir l’avenir » ? 1 Il nous est déjà arrivé à tous de décider d’une action (ou d’une inaction) dans le présent à cause de ses répercussions dans le futur. Même insignifiante, même inconsciemment. « Je vais emporter un sandwich et une bouteille d’eau avec moi ce matin parce que je vais obligatoirement avoir faim et soif durant la journée. » Et c’est vrai. Je connais cette partie du futur, elle vient déjà influencer mon présent et surtout, je réagis dans le présent à un évènement du futur de manière automatique, sans conscientiser réellement que je suis en train d’explorer le futur pour modeler mon présent.

Je ne l’explore même pas ceci-dit, il vient directement influencer mon présent. Comme si mon présent était dépendant de mon futur. Mais ce genre d’expérience est d’autant plus marquant lorsque nous passons à côté du message, de l’information. Il nous arrive même d’en parler autour de nous, d’expliquer qu’on a l’impression d’avoir raté quelque chose, qu’on a l’impression de ne pas avoir réagi dans le présent à une vision du futur. Pas forcément consciemment, pas forcément avec des mots justes, mais si on en parle c’est que d’une certaine manière on ressent l’expérience.

Pas plus tard que ce matin, avant de me mettre à écrire ces lignes, j’ai procédé comme à mon habitude à quelques tâches du quotidien. Parmi lesquelles la mise en route du lave-vaisselle. Au moment précis où je vais le fermer pour qu’il puisse démarrer, une remarque me traverse l’esprit : « Tiens, ça fait longtemps que tu n’as pas nettoyer les filtres ». J’en fais fi bien sûr, ferme la machine et vais m’installer à mon poste de travail. Une paire d’heures plus tard, alors que j’ai décidé de faire une pause, je retourne à la cuisine me préparer une infusion pour profiter du soleil de la fin de matinée. Vous avez déjà deviné la suite : le lave-vaisselle est arrêté et affiche un message d’erreur. Me voilà donc en train de démonter et nettoyer les filtres avant de le relancer.

Une autre fois, je suis seul en voiture sur l’autoroute. Je circule sur la file de gauche en dépassant quelques véhicules. « Tu es un tout petit peu au-dessus de la limite de vitesse, tu devrais ralentir ». C’est vrai, je double cette voiture et je me rabats. Flash.

Dans le jardin de mon beau-frère, nous discutons potager et diverses cultures :
-Ta vigne a vraiment bien grandi cette année. Vous avez eu du raisin ?
-Alors figure-toi que j’ai acheté un filet pour empêcher les oiseaux de venir le manger. Un soir je me dis « tiens, il serait peut-être temps de le mettre » et puis je me dis que ça peut attendre demain. Le lendemain matin, au moment où je sors, une nuée d’oiseaux s’envole de la vigne. Plus de raisin.
Des expériences de cet ordre, je le redis parce que j’en suis persuadé, nous en avons tous. Et que sont-elles sinon de brèves visions du futur qui nous demandent une action dans le présent ? Que sont-elles sinon des moments précis où nous pouvons consciemment laisser le futur avoir une influence sur le présent ? Et même parfois encourager le futur à avoir une influence sur le présent ?

le passage du temps

Ce ne sont que des cas précis bien entendu. Mais est-ce que cette capacité doit forcément se limiter à des cas précis ? Je ne pense pas. Et je crois que c’est ce que Carlo Rovelli voulait nous faire comprendre par se rappeler du futur.
Comme pour les souvenirs du passé qui peuvent parfois ressurgir sans qu’on les consulte, les souvenirs du futur ont une influence sur le présent sans qu’on y prête attention. Mais alors, si nous avons la capacité de retourner explorer volontairement les souvenirs du passé, qu’est-ce qui nous empêche d’aller explorer volontairement les souvenirs du futur ?

Du côté de la physique quantique.

Pour aller un peu plus loin dans cette notion de Temps et le fait de se rappeler du futur nous pouvons peut-être nous appuyer encore une fois sur la physique quantique. Et sur une expérience en particulier. Une expérience de pensée surprenante, imaginée en 1978 par John Wheeler et baptisée Expérience de Choix Retardé.

Elle se base sur l’expérience des fentes de Young et sur le principe de superposition d’états2. En bref, on perce un trou dans un plan opaque, on place un écran après l’obstacle et on envoie une particule (photon par exemple) à travers le trou. Sur l’écran (notre appareil de mesure dans ce cas) apparaît un point d’impact. Le photon se comporte comme un corpuscule (typiquement comme un projectile solide quelconque). On perce ensuite deux trous dans un plan opaque et on renouvelle l’expérience. Sur l’écran apparaissent des interférences qui indiquent que le photon est passé par les deux trous en même temps, démontrant ici son comportement ondulatoire (comme si les ondes créées à la surface de l’eau par un caillou rencontraient deux bâtons verticaux). Ca, c’est pour les Fentes de Young.3 Expérience réalisée pour la première fois en 1801.

Choix dans le futur

L’Expérience de Choix Retardé

Wheeler lui, imagine un autre cas de figure. Il se demande à quel moment la particule décide-t-elle de se comporter en onde ou en corpuscule ? Pour se faire, il imagine un concept où on mesurerait la particule le plus tôt possible. C’est-à-dire avant même l’obstacle, en espérant retarder le plus possible le moment précis où le choix se fait c’est-à-dire, comme on le pense à l’époque, pas très loin avant le franchissement de l’obstacle. Et lorsqu’on a été capable de réaliser cette expérience, on s’est aperçu que la particule, mesurée avant l’obstacle, se comportait exactement en fonction de l’obstacle à franchir.

Pour encore pimenter un peu plus la sauce, il a été décidé que l’obstacle serait défini aléatoirement au moment où la particule l’atteindrait (une fente ou deux). Et ce, sur une distance d’environ 3500km, avec des jeux de rebonds sur des satellites et tout ce qu’on a pu trouver pour mettre la particule en échec. Tout en continuant de l’observer avant l’obstacle qui serait déterminé après la mesure. Et bien évidemment, la particule s’est toujours comportée, à l’avance, en fonction de comment allait être l’obstacle, sans que personne n’ait aucune possibilité d’influence sur celui-ci.

L’Expérience de Choix Retardé

Donc, si on a bien suivi, on réalise que la particule se comporte en fonction de quelque chose qui ne sera déterminé que dans le futur. Et ce, en n’ayant accès à aucun indice dans le présent. Apparemment.

Le Futur Influencerait-il le Présent ?

En mécanique quantique, on dira, en prenant des gants, que le futur pourrait donc avoir une influence sur le présent. De mon côté, j’aime beaucoup l’idée que le futur pourrait être accessible depuis le présent. En tout cas c’est ce dont une particule semble être capable. Et au bout du compte, en simplifiant à l’extrême, que sommes-nous sinon un assemblage d’innombrables particules ? Un assemblage d’innombrables particules pouvant chacune avoir accès à des informations du futur.

Des Applications en Magnétisme et en Radiesthésie ?

Applications en Magnétisme et en Radiesthésie

Le Temps n’est donc pas comme on se l’imagine ou comme on le conçoit en général, un long fleuve tranquille qui s’écoule paisiblement, à allure stable, et sans jamais remonter la pente. Il y a d’ailleurs de nombreuses applications ou de nombreux exercices, que ce soit en radiesthésie comme dans d’autres domaines, où l’opérateur va se jouer du Temps. Consciemment ou non. Le premier qui me vient à l’esprit est un exercice très souvent proposé pour savoir si une personne a des « facultés en magnétisme ».

Je ne suis pas amateur du terme magnétisme mais on s’en contentera aujourd’hui. Il s’agit de prendre deux agrumes, par exemple citrons ou clémentines, et de tenter d’en magnétiser un de façon à ce qu’il sèche, qu’il perde la plus grande partie de l’eau qu’il contient, en conservant le deuxième comme témoin. C’est un exercice qui se fait sur la durée. Plusieurs jours, voire plusieurs semaines, un peu tous les jours. Et effectivement, alors que l’un sèche, l’autre finit par pourrir. Dans cet exemple, l’opérateur va faire en quelque sorte évaporer l’eau, un peu chaque jour, en accélérant le phénomène d’évaporation, en compressant le temps d’une certaine manière, avant que ne survienne le pourrissement.

C’est le cas aussi pour une brûlure traitée par un coupeur de feu. Au-delà de l’apaisement de la douleur, la brûlure ne va ni cloquer, ni croûter, ni laisser de trace visible de quelque nature que ce soit. Comme si on avait fait en sorte que la peau lésée se rappelle de comment elle allait être après guérison complète et totale. Et ceci, en quelques minutes, heures ou jours suivant le type de brûlure. On pourrait aussi imaginer remonter le temps jusqu’à ce que la peau redevienne comme elle était avant la brûlure.

Autre exemple. Un jour, un ami m’a parlé d’une de ses connaissances qui semblait être capable de faire vieillir le vin. Pourquoi pas ? me suis-je dis. J’ai donc essayé à mon tour en servant deux verres d’une même bouteille, en gardant l’un d’eux comme témoin, et en tentant de faire se souvenir à l’autre comment il allait être plusieurs années après. Et ce fut une réussite. J’ai bien entendu fait goûter les deux verres à une tierce personne qui ne pouvait pas accepter qu’ils soient issus de la même bouteille quelques minutes auparavant.

Dans le cadre des soins esséniens, le thérapeute remonte le temps jusqu’à l’origine, la cause primordiale du trouble dans le présent qui peut se situer des années plus tôt. Après avoir remis du sens, de l’équilibre dans ce temps-là, le système subtil du patient va refaire tout le trajet jusqu’au présent en empruntant un nouveau chemin qui ne l’amènera plus à l’endroit où se trouve le trouble dans le présent. Et le trouble n’ayant plus aucune raison d’être, disparaîtra.

C’est un peu le même principe que celui utilisé par un psychanalyste qui va aider son patient à remonter le temps pour régler ses affaires en cours du passé et ainsi changer son présent.
Enfin, en radiesthésie, il est tout-à-fait possible de détecter le temps qu’il fera dans une heure, une journée, une semaine… Cela demande d’analyser les signes précurseurs de la météo future dans le présent, mais aussi de projeter sa conscience dans le futur pour envisager les différentes probabilités.

Conclusion

une forme de voyage temporel

Les applications sont infinies et n’ont pour seule limite que les parois de notre conscience. Bien souvent il suffit d’expérimenter avant d’annoncer qu’une chose est impossible pour repousser tous les jours un peu plus nos propres limites de conscience.

Aujourd’hui, le Temps m’apparaît plus volontiers comme un chemin qui m’amène d’un point A à un point B. Comme tous les chemins, je peux le prendre à des allures, des vitesses différentes. Et comme tout chemin, je devrais être capable de l’emprunter pour aller dans le sens de mon choix. En tout cas, rien ne semble s’y opposer. Si, en quelque sorte, il est possible de déformer le Temps, de le compresser en accélérant une guérison ou en magnétisant un citron pour le faire sécher, est-ce que ce ne serait pas une forme de voyage temporel ? Le sujet demeurant dans le même espace mais dans un temps plus lointain que celui dans lequel il devrait être. Ou d’une certaine manière, un peu plus vieux qu’il ne devrait l’être.

Tout le monde savait que c’était impossible. Un ignare ne le savait pas : il l’a fait.

Marcel Pagnol.
  1. cf article : Intuition et Détection. ↩︎
  2. cf article : La Notion de Distance en Radiesthésie. ↩︎
  3. Expérience des Fentes de Young. ↩︎

2 réflexions sur “Cycle – La Radiesthésie pour Tous.”

  1. Jean louis Coussement

    Intéressant en effet je ne connaissais pas l’expérience de Wheeler merci pour tes articles

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